Letter to India’s The Wire: ban on The Voice of Hind Rajab threatens freedom of expression in India–and in Israel › Translations [hindrajab-translations]
- 28 March 2026
Letter to India’s The Wire: ban on The Voice of Hind Rajab threatens freedom of expression in India–and in Israel › Translations [hindrajab-translations]
- 28 March 2026
हिन्दी [hindrajab-hi]
- 28 March 2026
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Note: This is a machine translation checked by a human. It will be replaced by The Wire’s translation into Hindi shortly. Please refer to their text; this translation is for information only.
भारत द्वारा The Voice of Hind Rajab पर लगाया गया प्रतिबंध भारत—और इज़राइल—दोनों में अभिव्यक्ति की स्वतंत्रता के लिए खतरा है।
हम विभिन्न पृष्ठभूमियों से आते हैं—इज़राइली, भारतीय, फिल्म निर्माता, पत्रकार, शिक्षाविद और कार्यकर्ता। हम भारत और इज़राइल में बहुलतावाद, लोकतंत्र और अभिव्यक्ति की स्वतंत्रता के समर्थन में लिख रहे हैं—यहूदी और फ़िलिस्तीनी दोनों के लिए। और हम केंद्रीय फिल्म प्रमाणन बोर्ड द्वारा The Voice of Hind Rajab पर लगाए गए प्रतिबंध की निंदा करते हैं, जिसे इज़राइल के साथ संबंधों की रक्षा के बहाने लगाया गया है।
भारत सरकार ने बार-बार फ़िलिस्तीनी और असहमति रखने वाली इज़राइली आवाज़ों को सेंसर किया है। ऐनात वाइज़मैन और एक इज़राइली थिएटर समूह को केरल के अंतर्राष्ट्रीय थिएटर महोत्सव के लिए वीज़ा नहीं दिया गया। और केरल अंतर्राष्ट्रीय फिल्म महोत्सव में फ़िलिस्तीनी फिल्मों All that’s left of you और Once upon a time in Gaza की स्क्रीनिंग पर भी प्रतिबंध लगाया गया। हम यह बताना चाहते हैं कि ये प्रतिबंध अभिव्यक्ति की स्वतंत्रता को केवल भारत में ही नहीं, बल्कि इज़राइल में भी कैसे नुकसान पहुंचाएंगे।
पहला, यह प्रतिबंध अवैध है।
भारत का सर्वोच्च न्यायालय अभिव्यक्ति की स्वतंत्रता पर लगाए गए प्रतिबंधों के लिए तीन परीक्षण लागू करता है। यह प्रतिबंध इन तीनों में से किसी पर भी खरा नहीं उतरता।
- प्रतिबंध ‘मनमानेपन से मुक्त’ होने चाहिए। फिर भी बोर्ड ने अन्य कूटनीतिक रूप से संवेदनशील फिल्मों, जैसे 120 Bahadur और The Bengal Files, पर प्रतिबंध नहीं लगाया।
- प्रतिबंध का उद्देश्य से ‘सीधा संबंध’ होना चाहिए। लेकिन फिल्म प्रमाणन का रणनीतिक, सैन्य और आर्थिक संबंधों से कोई लेना-देना नहीं है।
- प्रतिबंध ‘संतुलित’ (प्रोपोर्शनल) होने चाहिए। जबकि फिल्मों पर प्रतिबंध लगाना किसी सार्थक विदेश नीति लक्ष्य को हासिल करने की संभावना नहीं रखता, इसलिए यह संतुलित भी नहीं है।
यह दूसरों को भविष्य में भी इसी तरह के झुकाव की अपेक्षा करने के लिए प्रोत्साहित करता है। भारतीय प्राधिकरणों ने खुद को विदेशी शक्तियों के हितों में फिल्मों को सेंसर करने के लिए तैयार—यहां तक कि उत्सुक—दिखाया है। हालांकि अधिकांश आत्म-सेंसरशिप व्यक्तिगत होती है, लेकिन पूर्वानुमानित आज्ञाकारिता का यही तर्क राज्यों पर भी लागू होता है। इसके विपरीत, जब राज्य और व्यक्ति अभिव्यक्ति की स्वतंत्रता के प्रति सिद्धांत आधारित प्रतिबद्धता दिखाते हैं, तो अन्य लोग सेंसरशिप की मांग करने या उम्मीद करने की संभावना कम रखते हैं। इसके अलावा, इज़राइल की सरकार संभवतः आपत्ति नहीं करती, भले ही फिल्म को प्रमाणन मिल गया होता, क्योंकि उसे पहले से ही काफी आलोचना का सामना करना पड़ता है।
तीसरा, यह प्रतिबंध न केवल भारत बल्कि इज़राइल में भी अभिव्यक्ति की स्वतंत्रता को खतरे में डालता है।
इज़राइल के फ़िलिस्तीनी नागरिकों और युद्ध-विरोधी आवाज़ों को पहले से ही पुलिस उत्पीड़न का सामना करना पड़ रहा है। मार्च में पुलिस ने तेल अवीव और हाइफ़ा में युद्ध-विरोधी प्रदर्शनकारियों पर हिंसक हमला किया। पिछले वर्ष, पुलिस ने राइफलों के साथ “स्टैंडिंग टुगेदर” (फ़िलिस्तीनियों और यहूदियों का सबसे बड़ा जमीनी आंदोलन) की राष्ट्रीय सभा पर छापा मारा। और सरकार ने यूएई दूतावास के बाहर सूडानी कार्यकर्ताओं के एक विरोध प्रदर्शन पर ‘विदेश संबंधों को संभावित नुकसान’ का हवाला देते हुए प्रतिबंध लगा दिया। भारत और इज़राइल दोनों ही विदेशी संबंधों को सेंसरशिप के लिए एक खुला बहाना बना रहे हैं। उनके करीबी संबंधों का मतलब है कि The Voice of Hind Rajab पर प्रतिबंध व्यापक कूटनीतिक अपेक्षाओं को जन्म दे सकता है। लेकिन सीमा-पार सेंसरशिप अंतरराष्ट्रीय सहयोग या मित्रता को बढ़ावा नहीं देती। यह केवल प्रतिगामी सरकारों के हितों की सेवा करती है। जब वे अपने लोगों के सामने सेंसरशिप को उचित नहीं ठहरा पाते, तो वे मित्र देशों और सरकारों की (वास्तविक या काल्पनिक) संवेदनशीलताओं का सहारा लेते हैं।
Mr Nobody Against Putin (ऑस्कर सर्वश्रेष्ठ वृत्तचित्र) के सह-निर्देशक डेविड बोरेनस्टीन ने कहा कि यह फिल्म दिखाती है कि “आप अपना देश कैसे खो देते हैं…अनगिनत छोटे-छोटे समझौते करके।” हम सभी अपने-अपने देशों को खोने का जोखिम उठा रहे हैं। इज़राइली वितरकों ने प्रभावी रूप से एक और ऑस्कर विजेता फिल्म No Other Land को सेंसर कर दिया। इस बीच, जनसाधारण का ध्यान अक्सर सत्तावादी ताकतों द्वारा, खासकर सोशल मीडिया के माध्यम से, भटकाया जाता है। भारत और इज़राइल दोनों ही लोकतांत्रिक गिरावट के अंतरराष्ट्रीय अग्रदूत बनते जा रहे हैं। सरकारें असहमति को दबाने के लिए साथ काम करना सीख रही हैं। हम आशा करते हैं कि यह पत्र एक अलग तरह की अंतरराष्ट्रीय एकजुटता को बढ़ावा देगा—लोगों के बीच, स्वतंत्रता, न्याय और समानता के लिए।
Français [hindrajab-fr]
- 28 March 2026
Français [hindrajab-fr]
- 28 March 2026
Nous sommes des progressistes qui défendent le pluralisme, la démocratie, et la liberté d’expression et Inde et en Israël – tant pour les Juif·ve·s que pour les Palestinien·ne·s. On compte parmi nous des Israélien·ne·s, Indien·ne·s, cinéastes, journalistes, universitaires, et militant·e·s. Nous écrivons pour dénoncer l’interdiction du film La voix de Hind Rajab par le Central Board of Film Certification (Conseil central de certification des films) sous prétexte de maintenir les relations avec Israël.
Le gouvernement indien censura déjà à plusieurs reprises des voix palestiniennes et de dissidents israéliens. Ainsi furent refusés les visas d’Einat Weizmann et d’une troupe de théâtre israélienne, invitées au Festival international de théâtre du Kerala. On interdit aussi la diffusion des films palestiniens All that’s left of you et Once upon a time in Gaza au Festival international du film du Kerala. Nous tenons à souligner trois points à l’égard des effets que ces restrictions auront sur la liberté d’expression, non seulement en Inde, mais aussi en Israël.
Primo, cette interdiction est illégale.
Selon la cour suprême indienne, trois critères déterminent la légalité de telles restrictions. L’interdiction ne satisfait aucun d’entre eux.
- Les restrictions ne doivent pas être « arbitraires ». Or, le Conseil n’interdit pas d’autres films, tels que 120 Bahadur et The Bengal Files, non moins sensibles sur le plan diplomatique.
- Il doit exister un « lien direct » avec le but de la restriction. Or, la réglementation cinématographique n’a rien à voir avec les relations stratégiques, militaires et économiques.
- Les restrictions doivent être « proportionnés ». Or, il est improbable qu’une interdiction de film puisse contribuer à quelconque but diplomatique important. Une telle mesure n’est donc pas proportionnée.
Elle encourage les autres partis à s’attendre à une déférence similaire. Les autorités indiennes se sont montrées disposées – voire désireuses – d’interdire des films dans l’intérêt des autres États. Bien que l’autocensure soit souvent individuelle, la même logique d’obéissance anticipée vaut pour les États. À l’inverse, lorsque les États et les individus font preuve d’un engagement à l’égard de la liberté d’expression, les autres sont moins susceptibles d’exiger ou de s'attendre à des mesures de censure. De plus, le gouvernement israélien ne n’aurait probablement pas réagi même si le film avait été certifié, compte tenu du volume de critiques auxquelles il est confronté.
Tertio, l’interdiction menace la liberté d’expression non seulement en Inde, mais aussi en Israël.
Les citoyens palestiniens d’Israël et les voix anti-guerre sont déjà ciblés par la persécution policière. En mars, la police a violemment attaqué des manifestants anti-guerre à Tel-Aviv et à Haïfa. L’année dernière, des policiers armés de fusils ont perquisitionné l’assemblée nationale de Standing Together, le plus grand mouvement populaire israéliens regroupant Palestiniens et Juifs opposés à la guerre et à l’occupation. Et le gouvernement a interdit une manifestation organisée par des militants soudanais devant l’ambassade des EAU sous prétexte des « relations étrangères ». L’Inde et l’Israël instrumentalisent tous deux leurs relations étrangères pour donner carte blanche à la censure. L’importance de la relations entre ces deux régimes signifie que l’interdiction de La Voix de Hind Rajab pourrait créer un précedent, sinon une attente diplomatique. Mais la censure transnationale ne favorise ni la coopération ni l’amitié. A contrario, elle ne sert que les intérêts de gouvernements réactionnaires. Lorsqu’ils ne peuvent justifier la censure sur le fond auprès de leurs propres peuples, ils font appel aux sensibilités (imaginaires ou réelles) d'États et de gouvernements amis.
David Borenstein, co-réalisateur de Mr Nobody Against Putin (meilleur documentaire aux Oscars), a déclaré que le film montrait « comment on perd son pays…à travers d’innombrables petits actes de complicité ». Nous risquons tous de perdre nos propres pays. Les distributeurs israéliens ont de facto censuré un autre lauréat des Oscars, No Other Land. Pendant ce temps, l’attention du public est détournée par des forces autoritaires, souvent par le biais des réseaux sociaux. L’Inde et Israël sont tous deux à l’avant-garde internationale du recul démocratique. Les gouvernements apprennent à collaborer pour faire taire la dissidence. Nous espérons que cette lettre suscitera une autre forme de solidarité internationale – entre les peuples, pour la liberté, la justice, et l’égalité.
Español [hindrajab-es]
- 28 March 2026
Español [hindrajab-es]
- 28 March 2026
Somos israelíes, indios, cineastas, periodistas, académicos, y activistas. Escribimos para defender el pluralismo, la democracia y la libertad de expresión en la India y en Israel, tanta para los judíos como para los palestinos. Y condenamos la censura de la película La voz de Hind Rajab por parte del Consejo Central de Certificación Cinematográfica, con el pretexto de salvaguardar sus relaciones con Israel.
El gobierno indio ha censurado en repetidas ocasiones varias voces palestinas y las de disidentes israelíes. Se han denegado los visados a Einat Weizmann y a una compañía de teatro israelí, invitadas al Festival Internacional de Teatro de Kerala. Asimismo, se han prohibido las proyecciones de las películas palestinas All that’s left of you y Once upon a time in Gaza en el Festival Internacional de Cine de Kerala. Queremos destacar tres puntos relativos a las repercusiones que estas restricciones tendrán sobre la libertad de expresión, no solo en la India, sino también en Israel.
En primer lugar, esta prohibición es ilegal.
El Tribunal Supremo de la India aplica tres criterios a las restricciones de la libertad de expresión. La prohibición no cumple ninguno de ellos.
- La restricción no debe ser «arbitraria». Sin embargo, el Consejo no ha prohibido otras películas delicadas a nivel diplomático, como 120 Bahadur y The Bengal Files.
- Ha de existir un «vínculo directo» con el objetivo de la restricción. Sin embargo, la clasificación de las películas no tiene nada que ver con las relaciones estratégicas, militares y económicas.
- La restricción debe ser «proporcional». Sin embargo, es improbable que prohibir las películas alcance un objetivo diplomático significativo, por lo que es improbable que sea «proporcional».
Anima a los demás a esperar una sumisión similar. Las autoridades indias se han mostrado dispuestas –incluso deseosas– de prohibir películas en interés de potencias extranjeras. Aunque la autocensura suele ser individual, la misma lógica de obediencia anticipada se aplica a los Estados. Por el contrario, cuando los Estados y los individuos demuestran su compromiso con la libertad de expresión, otros son menos propensos a exigir o esperar la censura. Además, es probable que el Gobierno israelí no hubiera reaccionado aunque la película hubiera sido certificada, dado el volumen de críticas a las que se enfrenta.
En tercer lugar, la prohibición amenaza la libertad de expresión no solo en la India, sino también en Israel.
Los ciudadanos palestinos de Israel y las voces contrarias a la guerra ya son objeto de persecuciones policiales. En marzo, la policía atacó violentamente a manifestantes contra la guerra en Tel Aviv y Haifa. El año pasado, policías armados con rifles irrumpieron en la asamblea nacional de Standing Together, el mayor movimiento popular israelí que agrupa a palestinos y judíos opuestos a la guerra y a la ocupación. Y el Gobierno prohibió una manifestación organizada por activistas sudaneses frente a la embajada de los EAU citando un potencial «daño a las relaciones exteriores». Tanto la India como Israel instrumentalizan sus relaciones exteriores para justificar la censura. La importancia de sus relaciones significa que la prohibición de La voz de Hind Rajab podría normalizar tales expectativas en el plano diplomático. Pero la censura transnacional no fomenta ni la cooperación ni la amistad en este ámbito. Solo sirve a los intereses de gobiernos reaccionarios. Cuando no pueden justificar la censura en cuanto por sí misma ante sus propios pueblos, apelan a las sensibilidades (imaginarias o reales) de Estados y gobiernos amigos.
David Borenstein, codirector de Mr Nobody Against Putin (mejor documental en los Óscar), dijo que la película mostraba « cómo se pierde un país, a través de innumerables pequeños actos de complicidad ». Todos corremos el riesgo de perder nuestros propios países. Los distribuidores israelíes han censurado de facto otra película ganadora de un Óscar, No Other Land. Mientras tanto, fuerzas autoritarias desvían la atención del público, a menudo a través de las redes sociales. Tanto la India como Israel se encuentran a la vanguardia internacional de retroceso democrático. Los gobiernos están aprendiendo a colaborar para silenciar la disidencia. Esperamos que esta carta suscite otra forma de solidaridad internacional: entre los pueblos, por la libertad, la justicia y la igualdad.
Deutsch [hindrajab-de]
- 28 March 2026
Deutsch [hindrajab-de]
- 28 March 2026
Wir sind Israelis, Inder, Regisseure, Journalisten, Universitätsangehörige und Aktivisten. Wir setzen uns für Pluralismus, Demokratie und Meinungsfreiheit in Indien und in Israel ein – sowohl für Juden als auch für Palästinenser. Wir verurteilen das Verbot des Films „The Voice of Hind Rajab“ seitens des Central Board of Film Certification, das unter dem Vorwand des Erhalts außenpolitischer Beziehungen zu Israel durchgesetzt wurde.
Die indische Regierung hat bereits mehrfach palästinensische und kritische israelische Stimmen zensiert. Die Ausstellung von Einreisevisa für Einat Weizman und eine israelische Theatergruppe anlässlich der Teilnahme am Internationalen Theaterfestival von Kerala wurde verweigert.
Wir möchten drei Aspekte zu den negativen Auswirkungen dieser Einschränkungen auf die Meinungsfreiheit, nicht nur in Indien, sondern auch in Israel, hervorheben.
Erstens ist das Verbot rechtswidrig.
Der Oberste Gerichtshof Indiens prüft Einschränkungen der Meinungsfreiheit anhand dreier Kriterien. Das Verbot erfüllt kein einziges davon.
- Einschränkungen müssen „frei von Willkür“ sein. Die Behörde verhängte jedoch kein Verbot gegen andere diplomatisch heikle Filme wie „120 Bahadur“ und „The Bengal Files“.
- Es muss ein „direkter Zusammenhang“ zwischen der Einschränkung und ihrem Zweck bestehen. Die Zulassung von Filmen hat jedoch nichts mit strategischen, militärischen und wirtschaftlichen Beziehungen zu tun.
- Einschränkungen müssen „verhältnismäßig“ sein. Ein Filmverbot dürfte jedoch kaum sinnvolle außenpolitische Ziele erreichen und ist daher mit großer Wahrscheinlichkeit unverhältnismäßig.
Sie bestärkt andere darin, in Zukunft ähnliche Zugeständnisse zu erwarten. Die indischen Behörden haben sich als bereit – ja sogar als eifrig – erwiesen, Filme im Interesse ausländischer Mächte zu zensieren. Obwohl Selbstzensur meist auf individueller Ebene ausgeübt wird, gilt dieselbe Logik des vorbeugenden Gehorsams auch für Staaten. Wenn hingegen Staaten und Einzelpersonen ein grundsätzliches Bekenntnis zur Meinungsfreiheit bekunden, ist es weniger wahrscheinlich, dass andere Zensuren fordern oder erwarten. Darüber hinaus hätte die israelische Regierung angesichts der massiven Kritik, der sie ausgesetzt ist, wahrscheinlich selbst dann keine Einwände erhoben, wenn der Film zugelassen worden wäre.
Drittens gefährdet dieses Verbot die Meinungsfreiheit nicht nur in Indien, sondern auch in Israel.
Palästinensische Bürger Israels und Kriegsgegner sind bereits polizeilicher Verfolgung ausgesetzt. Im März griff die Polizei in Tel Aviv und Haifa gewaltsam gegen Kriegsgegner an. Im vergangenen Jahr stürmte die Polizei mit Schusswaffen die Nationalversammlung von „Standing Together“, Israels größter Grassroots-Bewegung von Palästinensern und Juden gegen Krieg und Besetzung. Außerdem verbot die Regierung eine Protestaktion sudanesischer Aktivisten vor der Botschaft der Vereinigten Arabischen Emirate unter Berufung auf eine potenzielle „Beeinträchtigung außenpolitischer Beziehungen“. Sowohl Indien als auch Israel missbrauchen ihre Außenbeziehungen als Freibrief für Zensur. Aufgrund ihrer engen Beziehungen könnte das Verbot von „The Voice of Hind Rajab“ weitreichende diplomatische Erwartungen zur Folge haben. Doch länderübergreifende Zensur fördert weder internationale Zusammenarbeit noch freundschaftliche Beziehungen. Sie dient lediglich den Interessen rückschrittlicher Regierungen. Wenn diese Zensuren gegenüber ihrer eigenen Bevölkerung nicht mit eigenen Argumenten rechtfertigen können, appellieren sie an (imaginäre oder reale) Sensibilitäten verbündeter Staaten und Regierungen.
David Borenstein, Co-Regisseur von „Mr Nobody Against Putin“ (ein Oscarpreisträger für den besten Dokumentarfilm), erklärte, der Film zeige, „wie man sein Land verliert … durch unzählige kleine Handlungen der Mittäterschaft“. Wir alle laufen Gefahr, unsere eigenen Länder zu verlieren. Israelische Vertreiber haben einen weiteren Oscarpreisträger, „No Other Land“, faktisch zensiert. Unterdessen wird die öffentliche Aufmerksamkeit, oftmals über soziale Medien, von autoritären Kräften abgelenkt. Sowohl Indien als auch Israel sind international Vorreiter beim demokratischen Rückschritt. Regierungen lernen, miteinander zu kooperieren, um abweichende Meinungen zum Schweigen zu bringen. Wir hoffen, dass dieser Brief eine andere Art internationaler Solidarität fördert – zwischen den Nationen, für Freiheit, Gerechtigkeit und Gleichheit.